Julie | Dessine-moi un soulier : chaussures personnalisées

Julie

Crédit photo : Julien Soria 

Julie nous raconte le déroulement de son mariage tout en douceur...

La rencontre : 

Nous nous sommes rencontrés au lycée, en classe de seconde. C’était en 2005, et nous nous ne sommes jamais quittés. Neuf années plus tard, Yoann a profité d’un joli week-end à Barcelone pour me faire la fameuse demande… Un soir sur le toit des Arènes. C’était merveilleux, je ne m’y attendais absolument pas. D’ailleurs les premiers mots que j’ai prononcés étaient : « Pour de vrai ? ».

Ce qui les a marqués :

Deux moments ont été particulièrement riches en émotion pour moi : le moment où nous nous sommes découverts avant les cérémonies. Nous étions entourés de nos témoins et de mes sœurs, nous avions tous rendez-vous dans un bois près de chez mes parents. Il était de dos, il m’attendait et j’étais déjà extrêmement émue. D’ailleurs certains de nos témoins et mes sœurs ont versé quelques larmes. Notre photographe a immortalisé ces instants.

Lors de la cérémonie à l’Eglise, la confrérie du village chantait en Corse le DIO VI SALVI REGINA, qui est un hommage à la vierge et surtout l’hymne corse. C’était  très symbolique et très prenant pour tous les deux. 

Crédit photo : Julien Soria 

Le lieu : 

Nous nous sommes mariés en Corse, l’île où nous vivons, malgré les nombreux invités vivant sur le continent ou à l’étranger (Angleterre, Chili, Guyane). Nous avons d’ailleurs commencé les festivités avec tout ce monde venu de loin près d’une semaine avant, chaque soir nous étions entre 15 et 35 à dîner chez mes parents.

Les cérémonies ont eu lieu à mon village, dans l’Eglise que je côtoie depuis mon enfance. La réception s’est déroulée à l’ancien Pénitencier de Coti-Chiavari, dans l’unique bâtisse encore debout qui servait à l’époque pour conserver le vin et la nourriture des prisonniers.
Lorsque j’étais enfant, mes sœurs, une de mes témoins et moi-même jouions régulièrement là-bas, nos parents organisaient les pique-niques du lundi de Pâques que nous appelons « Merendella ». Le lieu à l’époque était presque abandonné et des brebis se promenaient dans le bâtiment et sous les arbres. Aujourd’hui cela a été rénové avec simplicité, ce qui permet de laisser libre cours à son imagination et reste empreint de merveilleux souvenirs pour moi.
 
Ainsi nous avons voulu quelque chose de simple, permettant de mettre en valeur les vieilles pierres et la nature. Un esprit bohème, une méhari comme voiture des mariés, des vieux meubles, des vieux cadres, de vieilles clefs, un livre d’or en cuir DIY, une vielle male retapée, un coin photo-booth avec un rideau de rubans, un candy-bar posé sur une commode de la fin du XIXème siècle, un groupe de musique pop-rock pour le cocktail qui a permis à bon nombre d’invités d’esquisser quelques pas de danse dès le début de la soirée, des lumières, pleins de petits bouquets de jolies fleurs, de grosses bougies, des feuilles d’oliviers à jeter sur les mariés à la sortie de l’Eglise, des fioles d’huile d’olive de Porto-Pollo en guise de cadeau des invités…
L’idée était de faire des choses différentes des standards du mariage… des choses qui nous ressemblent ! 

Leurs inspirations :

J’ai parcouru bon nombre de blogs spécialisés dans les mariages, Pinterest, des magazines de mariage … Puis nourrie de ces nombreuses lectures je me suis finalement fiée à nos idées, nos envies. J’ai créé un cahier dans lequel j’ai inscrit toutes mes inspirations (photos de magazines, impressions de Pinterest, fleurs, couleurs, noms de tables…). Je me suis promenée pendant un an et demi avec ce cahier, grâce à cela nos prestataires ont compris quel genre de mariage nous voulions créer. 

Pour choisir la fameuse robe, je me suis rendue à Toulouse, lieu de mes études, entourée d’une partie de mes témoins et demoiselles d’honneur ainsi que de ma Maman. J’avais pris rendez-vous dans plusieurs boutiques même si j’avais une idée générale du style qui me plaisait.
La boutique l’Univers d’Elsa Gary a été une révélation, Annie la gérante est d’une gentillesse et d’une douceur inégalables. Chaque essayage (objet d’un voyage sur le continent pour ma part) s’est révélé être le théâtre de larmes de joie, des souvenirs merveilleux.
 
Afin d’harmoniser les choses mes témouines et demoiselles d’honneur ont choisi une palette de couleur pour leurs tenues de lumière. Nous avions en plus fait réaliser une barrette de fleurs fraîches à chacune qui était en harmonie avec ma couronne de fleurs. Je leur avais également offert un bracelet en fil doré avec leur prénom respectif. Pour les témoins, nous leurs avons offert le même nœud pap’ et des boutonnières de fleurs fraîches.
 
Pour celles qui comme nous vivent loin de tout, nous avons commandé beaucoup de choses sur CREAVA, sur EBAY (beaucoup de brocanteurs français y vendent leurs produits), ETSY… Nous avons fait de la récup’ et nous avons créé les choses de nos petites mains.
Nous avons eu un réel coup de cœur pour faire-part-créatif.com qui a réalisé nos faire part, livrets de messe, plan de table. Les impressions sont réalisées dans le sud de la France sur du papier de qualité.

 

Crédit photo : Julien Soria 

La création des chaussures :

De nombreux blogs faisaient référence à Dessine-moi un soulier. Je suis donc allée sur le site et suis immédiatement tombée amoureuse du concept. J’ai dessiné tellement de modèles que je ne savais plus ce que je souhaitais vraiment ! J’ai profité d’un week-end à Paris pour me rendre au showroom où j’ai été accueillie chaleureusement. J’ai pu visualiser et essayer plusieurs formes de chaussures, hauteurs de talon etc… Et j’ai finalement opté pour un escarpin plateforme bout rond– brides croisées, talon épais de 10cm et un nœud Lisa à l’arrière. Pour les couleurs voir les échantillons en « vrai » m’a permis d’arrêter mon choix sur du velours menthe et de fines paillettes champagnes pour le côté princesse !

Crédit photo : Julien Soria 

Ses prestataires chouchous : 

La Robe de la mariée : L’Univers d’Elsa Gary à Toulouse
Le costume du marié et son nœud pap’ : The Kooples et Colonel Moutarde
Les chaussures de la mariée : Dessine-moi un soulier… De véritables bijoux aux pieds !
Le photographe : Julien SORIA
La Fleuriste : Yveline A. Création
Le Make-Up : Cindy DA COSTA
La coiffure : Elisabete CARREIRA
Le traiteur : TOQUES 2 CHEFS
Les faire-parts, plans de tables et livrets de messe : faire-part-creatif.com

Les conseils de Julie :

Un mariage ça se prépare, il faut suivre ses intuitions. Ainsi si comme moi vous vous sentez capable de tout réaliser de A à Z, foncez ! Je suis très organisée et malgré quelques moqueries j’avais préparé pour nos parents, témoins et demoiselles d’honneur un tableau récapitulant la journée et les actions de chacun… Cela a bien été utile car la journée s’est déroulée sans faux pas.

Egalement nous avions réalisé un tableau avec les groupes photos, que nous avions confié à une de mes sœurs. Le défilé des photos est passé relativement vite et surtout nous n’avons oublié personne ! Dès le matin du jour-J, je me suis entourée des personnes chères à mon cœur, ma maman, mes sœurs et mes témoins. Cela m’a rassurée et j’ai profité de chaque moment de cette longue journée qui passe si vite.
 
Le fait de créer un moment particulier avant les cérémonies pour que Yoann et moi nous découvrions est la meilleure idée que nous ayons eue. C’était tellement intense. Le fait de faire les photos avec nos témoins et demoiselles d’honneur puis les photos de couple dans la foulée m’a permis de me détendre et d’arriver à la mairie légèrement moins émotive.

Crédit photo : Julien Soria